Ouellecome

Non, ceci n'est pas une hallucination : tu te trouves bien devant le blog au nom le plus moisi du monde (le troisième en fait, j'aime bien insister). Fais comme chez toi : aime-moi, idolâtre-moi, vénère-moi. Ou sinon casse-toi, c'est comme tu veux.

L'Ancêtre n°1

L'Ancêtre n°2

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Et moi aussi (en même temps, un hybride d’ours et de marmotte reste un animau, on peut pas le nier). Du coup, cher adorateur adoré, tu peux constater qu’il y a un petit truc qui a changé, par ici.

Mon autre peau était bien jolie, mais elle commençait à me piquer les yeux et puis, j’avais envie d’un truc plus sobre, plus zen, avec un peu plus de rose (oui, je suis irrémédiablement un animau fille, et j’aime le rose). Mais je suis sympa, j’en ai pas trop mis (y’en avait beaucoup plus dans le thème prévu à la base, avec un champ de marguerites et tout. Il s’appelait “Pink dreams” d’ailleurs, je te laisse imaginer les souffrances oculaires que je t’ai miséricordieusement épargné). Puis en fait c’est plutôt mauve, hein?

Il y a encore quelques réglages à faire, mais en attendant, j’espère que ça te plaît (puis même si ça ne te plaît pas, ça sera pareil, c’est moi la chef, après tout).

Takeshi Kovacs crie vengeance !
Il a déclaré la guerre aux extrémistes religieux de la Nouvelle Apocalypse et est bien décidé à les éliminer jusqu’au dernier. À peine de retour sur son monde natal, Harlan la planète océan, Kovacs est jeté dans un ouragan d’intrigues politiques et de mystères technologiques tandis que les fantômes de son propre passé de violence se rappellent à lui. Quellcrist Falconer, leader révolutionnaire, serait revenue d’entre les morts ! Et qui lance-t-on à ses trousses? Une réplique illégale de Kovacs, en hibernation depuis deux cents ans, qui ne compte pas partager sa nouvelle existence avec un sosie criminel sur le retour.
Dans ce chaos, une chose est sûre: un certain Takeshi Kovacs va devoir mourir. Pour de bon.

Mon avis

Suite et fin des aventures toujours aussi mouvementées de Takeshi Kovacs, après Carbone modifié et Anges déchus.
Ici, on retrouve notre ex-Diplo quelques décennies après ses frasques avec les Impacteurs. Kovacs est retourné sur sa planète d’origine, Harlan, où il se retrouve, comme à son habitude, dans des embrouilles pas possibles, qui prennent cette fois une dimension plus politique. Et plus personnelle, aussi : notre héros (pas mal anti-héros sur les bords, cela dit), a quelques comptes à régler et, bien évidemment, il ne fait pas dans la dentelle. Et puis, on fait quelques rencontres auxquelles on ne s’attendait pas, et qui bouclent parfaitement la série.

Avec cette trilogie, Richard Morgan nous dépeint un futur des plus déroutants, mais avec un tel foisonnement de détails et d’explications scientifiques qu’il reste tout à fait crédible (bon, en poussant quand même un peu l’imagination, on reste dans de la science-fiction, hein). La violence est omniprésente au point d’en devenir presque banale, et pourtant je n’arrive pas à la ressentir comme de la violence gratuite. Elle colle tout simplement avec cet univers et l’atmosphère chaotique qui y règne.

En résumé, ce n’est pas une lecture facile, le style de Morgan est à la fois percutant et complexe, et on peut en dire de même pour son imagination. Les intrigues se mêlent et s’imbriquent, partent dans tous les sens pour revenir se percuter et s’amalgamer, c’est parfois un vrai défi pour le neurone mais c’est un réel plaisir pour le cerveau tout entier. De quoi faire faire des pirouettes à l’encéphalogramme !

Après une année tourmentée, Nora a retrouvé Patch, l’homme qu’elle aime et qui est maintenant son ange gardien. Alors qu’elle devrait savourer ce bonheur nouveau, un passé menaçant refait surface. Hantée par le meurtre violent de son père, la jeune fille se retrouve plongée dans un mystère qui la dépasse. Son père a-t-il payé de sa vie son ascendance néphilim?
Quand elle cherche des réponses auprès de Patch, celui-ci s’éloigne. Peut-elle vraiment compter sur lui ou lui cache-t-il d’autres secrets plus sombres encore? Malgré la menace qui pèse, Nora se risque à enquêter seule, consciente que la vérité qu’elle s’apprête à dévoiler est peut-être plus terrible encore que le mensonge.

Mon avis

Bon, fallait bien que je m’y colle un jour… Pourtant, étrangement je me retrouve encore devant l’angouâsse de la page blanche. Peut-être parce qu’il n’y a pas grand chose à dire…

Crescendo, c’est la suite de Hush, hush, premier tome dans lequel on a fait la connaissance de Nora, de sa super coupine Vee, et puis surtout de Patch et de toutes les emmerdes qui sont arrivées en même temps que lui : les anges déchus, les néphilims, tout ça tout ça. Je disais à l’époque que j’avais bien du mal à imagine ce que l’auteure allait nous pondre pour la suite. Finalement, elle a trouvé quelque chose de pas mal, même si elle prend quelques raccourcis et s’aide de ficelles épaisses comme mes bras (et je ne suis pas anorexique). Tout cela reste assez prévisible, malgré quelques vraies surprises, y compris la fin, à laquelle je dois bien avouer que je ne m’attendais pas, et qui m’a tenue en haleine sur les 50 dernières pages.

Difficile d’en dire plus sans dévoiler des éléments de l’intrigue, mais je lirai bien évidemment le troisième tome, en espérant que ça bouge un peu plus !

J’ai demandé : Ciné ce soir ?
Il m’a répondu : S’tu veux, y’a quoi ?
J’ai soupiré : Pfff… j’sais pas… Avengers tiens, ça sera de toute façon pas pire que la dernière fois.

Finalement, c’était beaucoup moins pire. Vu comme ça, je m’attendais à un simple mix de Marvels, aussi divertissant que d’habitude mais pas beaucoup plus original. Mais l’équipe formée par Iron Man, Hulk, Captain America, Thor, Black Widow et Hawkeye s’est finalement avérée être un vrai plaisir pour les yeux, les neurones et même les zygomatiques.

Iron Man, joué par le talentueux Robert Downey Jr., est toujours égal à lui-même : délicieusement égocentrique, terriblement inventif et héroïquement casse-cou.
Captain America, interprété par Chris Evans (la Torche Humaine dans les 4 Fantastiques) et dont j’avais seulement entendu parler a… un corps de rêve. Un peu trop lisse mais vachement canon.
Thor, alias Chris Hemsworth, a tout du beau viking musclé et je serais volontiers allée lécher l’écran, si je n’avais pas été en galante compagnie. Je me demande d’ailleurs pourquoi c’est pas lui qu’ils ont embauché pour interpréter Eric Northman, plutôt que le Hanson bodybuildé tout fade et même pas beau.
Hulk, qui a changé de visage depuis les films sortis il y a quelques années, est toujours aussi vert mais a développé quelque peu son sens de l’humour (si on peut appeler ça comme ça).
Hawkeye (Jeremy Renner) est pas mal aussi dans son genre et même Loki (Tom Hiddleston), le grand méchant, jouit d’un certain charme, pour ne pas dire un charme certain.
Bon, ça m’intéresse moins mais parlons quand même de Black Widow, jouée par Scarlett Johansson, plutôt bonnasse. Notons également la présence de Samuel L. Jackson, dont la polyvalence ne cessera jamais de me surprendre.

Voilà, avec ce casting pour le moins prestigieux, Joss Whedon nous a pondu là un truc aux effets spéciaux spectaculaires qui font des frissons partout, des petits moments d’émotion qui serrent un peu la gorge, des pointes d’humour qui m’ont fait rigoler comme une dinde et surtout des corps de rêve surmontés de belles gueules qui m’ont fait saliver comme une obsédée. Au final, 2h20 c’était bien trop court… S’il y a une suite (et j’espère bien qu’il y en aura une), je serai aux premières loges !

Je sais, je suis une très mauvaise chroniqueuse ciné. J’m’en fous, j’ai kiffé, fallait juste que je le dise. À très bientôt pour une nouvelle chronique ciné qui sert à rien !

Moly doit passer l’épreuve initiatique de l’eau pour devenir le nouveau gardien de la source et protéger son clan. Des épreuves plus terribles l’attendent, bien au-delà des terres inconnues où il doit retrouver la trace de sa soeur jumelle et reconquérir la perle noire dérobée par les gardes rouges de Chekan le fou, dont le palais se trouve derrière les murailles de la Cité interdite. Sur les hautes cimes de Mulan, aux confins du Pays des neiges, sommeille le terrible seigneur des Six lunes.
Les pouvoirs et les enseignements du patriarche Enok, la fidélité du gardien du feu Kumpa et le conseil des sages l’aideront-ils à déchiffrer le message prophétique annonciateur des grands changements ? Moly saura-t-il s’approprier les vertus de la prière du coeur et les secrets des éléments ? Il est le seul à pouvoir délivrer son peuple de l’anéantissement. La destruction totale est si proche…

Mon avis

Pour commencer, je tiens à remercier Les agents littéraires et les Éditions Persée pour cette découverte surprenante et agréable. Les agents littéraires, c’est un site dont la vocation est d’aider les auteurs et éditeurs peu médiatisés à se faire connaître au travers des blogs et réseaux sociaux littéraires, initiative que je trouve fort louable et à laquelle j’ai eu envie d’adhérer. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai reçu Le gardien de la source, qui sera ma première participation à ce beau projet et, je l’espère, pas la dernière !

À la lecture du résumé, je m’attendais à de la fantasy pure et simple. Il est d’ailleurs classé dans la collection Science-fiction par l’éditeur. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant, au fil des pages, un texte relevant plutôt du conte initiatique mêlant voyage ésotérique et quête de spiritualité ! Bernard de Bone, scientifique de formation qui s’est très tôt intéressé au taoïsme, et plus généralement aux religions et philosophies orientales, nous a concocté ici un savant mélange de tout ça, oscillant entre explications toutes scientifiques et réflexions profondément ancrées dans la spiritualité pour toucher, l’air de rien, des vérités pleines de bons sens.

MO-LY, jeune héros de ce conte initiatique, nous entraîne dans sa quête, au cours de laquelle il rencontrera beaucoup de monde et apprendra bien des choses. Je ne vais pas faire une analyse exhaustive du texte et de son contenu (depuis le temps tu sais bien, cher adorateur adoré, que c’est pas mon truc), ça ne présenterait aucun intérêt à mon goût et puis, cette quête, chaque lecteur doit la faire lui-même ! Je dirai simplement que ce livre, c’est une ode à notre chère planète et aux forces qui la régissent. C’est une déclaration d’amour et de confiance à l’humanité, malgré tous ses défauts. C’est un éloge du courage et de l’intelligence de l’homme, malgré ses moments de lâcheté et d’idiotie. C’est une leçon de sagesse et un concentré de réflexions éclairées, qu’il est certes parfois un peu ardu d’aborder quand on n’a pas l’habitude de s’engouffrer dans ce genre de considérations, mais dans lesquelles on peut trouver de véritables perles.

Pour les petits moins, qui rendent le début de la lecture un peu chaotique mais auxquels on finit bien par se faire, les noms propres et certaines expressions, faites de syllabes (à l’image des sinogrammes), dont il faut à chaque fois aller chercher la signification dans le lexique à la fin du livre (il y en a quand même huit pages). Il me faut toujours un petit temps d’adaptation au début d’un bouquin, pour me plonger pleinement dans l’histoire et l’atmosphère, et ça m’a quelque peu compliqué les choses…

En dehors de cela, le style de Bernard de Bone est très bien construit, malgré quelques petites coquilles qui n’entravent en rien la lecture, très mélodieux et colle tout à fait à l’esprit du conte.

Pour résumer, une lecture bien agréable, riche en enseignements, pourvu qu’on soit sensible à cette philosophie, et fort bien écrite.

Quelques petits extraits, juste pour le plaisir :

L’homme libre ne subit pas, il décide d’accepter son sort.

L’armure que l’on se forge pour masquer ses peurs et ses incertitudes et qui ne cache que sa véritable nature devient impuissante dans le moment de vérité.

La foudre est le sabre incandescent du Dragon qui fait régner l’ordre dans la nature. Il peut animer les corps en leur donnant un souffle de vie ou leur ôter l’existence, d’un seul trait, dans un brasier infernal.

Le feu habite le milieu de la planète comme un cœur bat dans la poitrine d’un être vivant. Il transforme la partie obscure du monde comme l’enfer dissout les formes mais ravive les âmes.

La Montagne aux Sacrifices

Enfin libérée de l’emprise d’Alejandre et de Mélijna, Naïla n’est pas au bout de ses peines pour autant. La mauvaise volonté d’Alix à l’égard de son rôle de Cyldias perdure, menant sans cesse à la confrontation entre les deux êtres que tout sépare, mais devrait pourtant unir. Réussiront-ils à s’entendre, pour leur propre survie?
En route pour la Montagne aux Sacrifices, où elle entrera en pleine possession de ses pouvoirs, Naïla fera la connaissance de Madox, un protecteur au passé mystérieux. De découvertes surprenantes en rencontres déplaisantes, l’Élue de la lignée maudite n’aspire bientôt plus qu’à une chose: rentrer chez elle et oublier la Terre des Anciens.

Mon avis

Voilà, comme prévu (voir tome 1), on est maintenant en plein dans le vif du sujet, et on peut dire que les actions, surprises, révélations et autres coups de théâtre ne se font pas désirer ! On retrouve là la même plume à la fois fluide et gracieuse d’Elisabeth Tremblay, qui nous fait voyager à travers le temps et l’espace comme si on y était, qui nous fait vivre l’histoire comme si on était dans la peau de ses personnages et qui nous fait serrer les dents comme si notre propre vie était en jeu.

Naïla poursuit son petit bout de chemin (enfin, pas si petit que ça) sur la Terre des Anciens, slalome difficilement entre les ennemis et complications diverses, apprend et comprend beaucoup de choses et prend des décisions difficiles. En somme, elle en prend encore plein les dents.

Si Alix reste un peu trop en retrait dans la majeure partie du livre, c’est avec grand plaisir qu’on fait plus ample connaissance avec Madox, dont la présence rafraîchissante fait du bien, après les bougonnements de son ami sus-cité (mais qui reste toujours aussi appétissant, vous en faites pas, les filles).

On en apprend tout de même pas mal sur ce dernier, qui n’est pas en reste question révélations renversantes, et on entrevoit de plus en plus toute la complexité de l’univers des Filles de Lune qui, contrairement à ce que je pensais après la lecture du premier tome, n’est pas si basique que ça… mais qui reste, grâce au talent narratif incontestable d’Elisabeth Tremblay, d’une facilité d’approche presque déconcertante.

Le final promet encore bien des aventures et à mon avis, vu comme c’est parti, la série (5 tomes en tout), sera bien vite engloutie !

Cher adorateur adoré,

J’ai une nouvelle qui va faire revenir le soleil dans ta tête, à défaut de le faire revenir dans le ciel (mais j’y travaille) : maintenant, en plus d’être mon fan le plus absolu, tu vas aussi pouvoir être mon ami. Car oui, rien que pour toi, cher adorateur ivre de joie, j’ai créé un compte sur Fessebouc, ici même.

Dépêche-toi vite, je croule déjà sous les sollicitations : j’ai un ami (toi, là-bas, au fond, OUI, toi, t’arrêtes de ricaner ou je te pète tes dents).

Au début je pensais plutôt créer une page, mais je sais déjà que tu m’aimes, alors récolter des mentions « j’aime » sans pouvoir en donner en retour ça m’intéressait pas trop (oui, je suis altruiste aussi, je sais, je suis parfaite).

À très bientôt ! (ou pas, c’est comme tu veux)

Vilor est flic. Flic dans une toute petite ville où rien ne se passe. Et pourtant, le mal y pointe son nez comme partout : la preuve, il y a un meurtre.
Pour Vilor, c’est important bien sûr cette histoire de meurtre, mais ce qui l’est tout autant, c’est Blanche, la fille du mort. Parce que tous les hommes tombent raides dingues rien qu’en la regardant, et que Vilor est un homme comme les autres…

Mon avis

Comme on dit, jamais deux sans trois, c’est grâce aux Éditions Sarbacane que j’ai fait cette délicieuse découverte, après L’enfant nucléaire et Le « Journal Infirme » de Clara Muller, et je les en remercie encore une fois.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de Traverser la nuit, et je dois avouer que j’en suis la première surprise, d’abord parce qu’il y a les mots « flic » et « meurtre » dans le résumé. Et les romans policiers, c’est franchement pas mon truc. Bon, si j’ai accepté ce nouveau partenariat c’est quand même parce que j’espérais apprécier au moins un peu, et puis ça fait pas de mal de sortir de sa routine, de temps en temps. Mais je ne pensais vraiment pas accrocher autant. C’est un vrai délice que de lire Martine Pouchain jouer avec les mots, avec les subtilités de notre langue, mélangeant langage familier et langage soutenu avec une aisance toute naturelle et un humour à la fois exquis et un peu décalé. Je suis généralement plutôt amatrice des styles simples et sans trop de fioritures (d’où ma seconde réserve lorsque j’ai entamé l’ouvrage), mais là, c’est un vrai régal, car l’écriture reste tout de même très fluide et très imagée. Et les expressions et accents Picards n’enlèvent rien au charme, bien au contraire ! On se croirait accoudé au comptoir du café d’Etrenjoie à boire des bistouilles en compagnie de Fine qui nous raconterait elle-même l’histoire avec son accent à couper au couteau.

Venons-en à l’histoire, justement. Elle est narrée par Vilor, Victor pour les incultes, jeune lieutenant de la gendarmerie qui va se retrouver confronté à son premier meurtre, dans son village natal où il est retourné dès sa sortie de Melun. En dehors de l’enquête policière, c’est surtout l’occasion de rencontrer des personnages hauts en couleurs et de vivre avec eux le choc de ce drame dans un petit patelin où il ne se passe habituellement rien. Du moins, en apparence… car tout le monde ou presque, à Etrenjoie, à quelque chose à cacher, des secrets, des hontes, des regrets. Et puis il y a Blanche. Tous les hommes ou presque, à Etrenjoie, sont fous d’elle. Le mort étant son père, ça fait de nombreux suspects et autant de mobiles. L’intrigue semble assez facile au premier abord et pourtant, jusqu’à la fin je n’ai pu me décider quant au coupable idéal. Et c’est avec d’autant plus de stupéfaction qu’on découvre, à la toute fin, le fin mot de l’histoire.

Un roman plein de finesse, de tendresse, d’humour et d’humilité qui ravira même les détracteurs du roman policier (parole de membre acharnée du club) !

Dans un futur très éloigné, Clyd, un presqu’homme au service des sages, s’apprête à lancer le programme le plus important du monde d’en haut.
Pour la millième fois, déjà. Alors que la terre tremble de plus en plus, Clyd va une nouvelle fois suivre avec attention les lignes de code du logiciel donnant naissance à Elle. Elle, sa seule raison d’exister.

Mon avis

Ça fait déjà un petit moment que j’ai lu cette petite nouvelle de Hieronymus Donnovan, que j’avais préalablement découvert avec RealTV. En général je n’attends pas plus de quelques jours pour commenter les lectures, mais là, j’avoue que je ne savais pas trop quoi en dire. Non pas que je n’ai pas aimé, loin de là. Cette nouvelle, comme beaucoup de nouvelles, se lit très vite, d’une seule traite. On plonge sans introduction dans une atmosphère sombre et effroyable, dans un futur apocalyptique où les humains ne sont plus vraiment des êtres humains. Cette courte histoire avait un potentiel énorme, oscillant entre terreur et science-fiction, et si j’ai été déçue, c’est parce que c’est bien trop court ! L’idée aurait mérité un roman entier, pour en aborder toutes les subtilités, pour avoir une vue plus développée des personnages et de leur psychologie, du pourquoi et du comment de cette situation et de ce monde terriblement défiguré et ravagé.

Malgré le léger risque de frustration, je ne peux que te conseiller, cher adorateur adoratif, la lecture de ces quelques pages. La nouvelle n’est disponible qu’en format électronique pour le moment, mais même si tu n’as pas de liseuse, les yeux ne t’en tomberont pas si tu la lis sur ton ordinateur. Tu peux te la procurer pour la modique somme de 0,99€ par ici. Ça ne coupera pas ton porte-monnaie en deux et ça sera un coup de pouce sympa pour un auteur qui mérite de se faire connaître !

Naïla de Brume

À vingt-cinq ans, la vie de Naïla bascule. Sous le choc de son double deuil, elle accepte d’aider sa tante à rénover la maison familiale. Voilà donc la jeune femme de retour dans ce petit village en bordure du fleuve Saint-Laurent, où les innombrables souvenirs de vacances devraient lui apporter du réconfort. Mais une trouvaille faite dans le grenier de la maison ancestrale empêchera Naïla d’y trouver la quiétude tant espérée. Les découvertes troublantes se succèdent, remettant en question non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et convictions.

Mon avis

Voilà encore une découverte tout à fait hasardeuse que je ne regrette point ! J’ai vraiment accroché à cette histoire, aux personnages, au style très fluide, et j’ai déjà hâte d’entamer la suite (ce que j’aurais probablement fait sans attendre si je n’avais pas reçu un service de presse entre temps).

Bon, c’est pas un sans faute, car il faut quand même admettre que c’est un peu long à se mettre en place, m’enfin c’est un premier tome, et c’est pas forcément évident de poser tout un monde de fantasy en 10 pages, d’autant qu’Elisabeth Tremblay a le mérite de faire ça très bien, on entre tout de suite dedans (une fois la grosse introduction passée, quoi) et on comprend très vite de quoi il retourne, sans se demander toutes les trois pages si on n’a pas encore manqué un épisode parce qu’on comprend walou au charabia tout biscornu.

Ici, on a de la fantasy simple, sans aller jusque dans le simplet, assez basique et plutôt faite pour les filles (personnage principal femelle, beau mâle musclé en perspective, tout ça), ce qui en fait du coup une lecture tout à fait abordable même par les habituels réfractaires au genre. Il y a de très bonnes idées, l’histoire a beaucoup de potentiel, et à mon avis la suite promet bien plus de mouvement et d’aventures palpitantes. Et j’ai bien hâte d’en savoir plus sur Alix (le nouvel homme de ma vie).